Paroles Positives

Tout ce dont vous avez besoin est déjà en vous !

Archive for juin, 2009

Fascination géométrique pour une introspection psychologique

Les Arabes autrefois, avaient découvert grâce aux ombres, l’idée des tangentes (une longueur d’ombre à un moment de la journée ou des ombres calculés grâce à un bâton ou gnomon) mais ne nous enfonçons pas dans la géométrique et les mathématiques, mais plutôt dans l’introspection « tangente » d’Aziz Fares où il y a des impossibilités et des évasions ce qui nous renvoi à des questionnements et des interrogations.

Mais tout commence donc par une rumeur, une rumeur déferlante qui empoigne, qui nous renvois dos à dos avec nos fantômes et nos démons,  et cette route qui se dessine devant nous longiligne, fallait-il donc reprendre cette route ? « Cette route qui ne venait de nulle part et qui ne menait à rien. » pourtant, psychologiquement cette route mène bien quelque part, irrémédiablement vers soi, dira le narrateur de La tangente impossible,  parlait-il d’exil, de cet exil intérieur plus douloureux encore.

Il nous renvoi donc au bout du voyage vers nous, chacun revient vers lui-même, mais ce soi, ce moi profond est-il – ce nulle part- « je vous écris de nulle part » ceci dit, ce nulle part existe bien « Et, d’ailleurs comment pourrais-je vous dire où je suis ? Quand l’exil vous a pris dans sa barque emportée par la bourrasque qui fouette le visage et le corps » .

L’écriture ici se mêle pour devenir témoignage et témoin à la fois et le lecteur est pris en faute, celui d’être « l’écouteur » car ce qui va se passer est déjà en lui, fermentant et grondant.

La liberté, les mots doux, les mots amers, des souvenirs et des idées en sommes toute une vie, cette vie qui s’assemble dans ses pages et il s’agit finalement de se regarder en face,  mais « attention ! L’illusion est dangereuse quand on persiste à ignorer la réalité » averti le narrateur qui sait que cette réalité, la notre, celle que nous avons tous vécus est amère, elle est pleurs, morts, déchirures, éclatements….le narrateur nous ressemble, car nous aimerions tous taire nos états d’âmes, tourner le dos à nos démons.

Or, la déchirure est bien profonde en nous et la cicatrice tarde à venir. L’exil est apparu donc comme l’ultime solution, un choix douloureux mais l’enjeu était de taille, c’était celui de l’instinct de conservation.

Aziz Fares plante le décor de son récit nous sommes en plein de cette décennie noire qu’il ne nomme pas, qu’il ne prononce pas mais elle est là, sombre et effrayante, elle écorche et éparpille nos sentiments et nos sensibilités, nos frayeurs et nos espoirs.

Aziz Fares use du verbe comme il sait si bien le faire, mais cette fois-ci avec une différence, il y a de l’émotion et de la fureur dans le texte, dans les textes car tout se suit comme un délire beau et fou, des lieux indéfinis et le temps bien précis, les heures et les matins inscrits comme un journal de survivance, tenu pour se rappeler que tout est discontinu, tout est tordu d’où une tangente impossible, et n’est-ce pas que « s’échapper par la tangente » s’est s’esquiver, se tirer d’affaire adroitement, or, ici nous n’arriverons pas à s’en sortir d’affaire car la douleur est là et les souvenirs aussi, parfois, imposants par le bonheur qu’il procure encore « j’aimerai tellement entendre le son de l’âtre qui crépite de bonheur et les pas aériens des enfants de l’espoir.»

Il ne s’agit pas d’aligner ici des mots qui ne servent qu’à dire, qu’à écrire, c’est plus profond c’est une aptitude de l’esprit d’entrer en contact avec lui-même et c’est cela qui donne à l’écriture un cachet particulier.

Il ne faut pas croire que l’exercice auquel s’est adonné Aziz Fares, celui de l’auto-analyse est réductible, c’est une parfaite « aventure » où tous les tiroirs ont été ouverts, ceux de l’amour, de la rencontre, des espoirs qui nous animent, des incompréhensions aussi. La rumeur, celle qui nous a prise en branle bas au début du texte, nous reprend, non pas désabusé mais repus de mots à la fin et quels mots.

« La Tangente Impossible » de Aziz Farès, Ed, Mille feuilles, Alger,2009

Publié sur le site: http://nassiralettres.over-blog.com/

Un leader idéal

Auteur : Michael Barrington

Au travail, êtes-vous frustré parce que les choses ne semblent pas se passer comme vous l’auriez souhaité? Vous voyez les gens s’agiter autour de vous, mais rien n’est fait. Et dans ce brouhaha vous vous rendez compte que vos objectifs sont exactement ce qu’ils sont , des objectifs. Il est donc peut-être temps pour vous de vous lever et de faire quelque chose.

Beaucoup croient que les grands dirigeants sont nés pour diriger .Oui certaines personnes naissent avec des talents naturels. Toutefois, sans la pratique, sans entraînement, sans enthousiasme, et sans expérience, il ne peut y avoir de véritable développement .

Vous devez également vous rappeler que les bons dirigeants travaillent sans relâche et étudient en vue d’améliorer leurs compétences. Cela prend un engagement constant que  la personne choisit.

Définissons avant tout ce qu’est le leadership. Pour être un leader, il faut être en mesure d’influencer les autres pour atteindre un but ou un objectif. Cela contribue à l’organisation et à la cohésion d’un groupe.

Contrairement à ce que la plupart des gens croient, le leadership n’est pas une question de pouvoir. Il ne s’agit pas de harceler les gens ou de diriger en utilisant la peur mais d’encourager les autres vers l’objectif de l’organisation. Le leader met tout le monde sur le même pied d’égalité  en aidant à voir l’image la plus précise de l’organisation. Vous devez être un leader pas un patron.

Tout d’abord, il faut amener les gens à vous suivre. Comment?

Les gens suivent les autres quand ils voient un sens clair de l’objectif. Connaissez vous ce slogan qui dit que, ne pas me suivre, je suis perdu aussi? Il en va de même pour le leadership. Si vous vous ne savez pas où vous êtes , et vous êtes à la tête, les chances sont que les gens ne vous suivront pas du tout.

Vous devez définir la vision de l’organisation en ayant une idée claire de la hiérarchie, de savoir qui sont les patrons, à qui parler, des buts et des objectifs, et comment l’organisation travaille. C’ est la seule façon de montrer aux autres que vous savez ce que vous faites.

Être un dirigeant n’est pas fondé sur ce que vous faites. Il s’agit de qui vous êtes, ce que vous savez . Vous êtes le reflet de ce que vous attendez..

L’expérience a démontré que la base de la bonne direction est la confiance que vos collaborateurs  ont en vous. Si tel est le cas,  ils vous accompagneront n’importe où.
La confiance se construit sur de bonnes relations, la fiabilité, et l’éthique.

Une fois que vous avez leur confiance, vous pouvez communiquer vos buts et vos objectifs .

La communication est très importante . Sans cela, vous ne pouvez pas être un bon leader. Les connaissances et l’expertise technique que vous avez doivent être clairement confiées à d’autres personnes.

De plus un bon leader s’appuie sur un bon jugement. Vous devez être en mesure d’évaluer les situations, de peser les avantages et les inconvénients de toute décision, et de rechercher activement une solution.

C’est ce jugement que vos collaborateurs attendent. Par conséquent, une bonne prise de décision est essentielle à la réussite de votre organisation.

Les dirigeants ne sont pas des héros qui peuvent tout. Vous ne devez pas prétendre tout savoir, et vous ne devriez pas compter uniquement sur vos compétences.

Vous devez reconnaître les compétences de vos collaborateurs et tirer profit de leurs talents. A partir de ce moment là, vous serez en mesure de travailler comme une unité cohérente.

Rappelez-vous être un leader prend une bonne dose de travail et de temps. Il ne s’agit pas d’un savoir que l’on peut acquérir en dormant. Rappelez-vous, aussi, qu’il ne s’agit pas de vous simplement.

Alors, avez-vous le désir de servir et de diriger? Avez-vous le désir de travailler en collaboration avec d’autres personnes? Si vous répondez oui, vous pouvez prétendre devenir un vrai leader.

Les Bâtisseurs de Paix

Auteur : Nadia Ghalem

Il nous arrive, lorsque nous discutons entre amis  de ne pas comprendre pourquoi le monde où nous vivons n’est pas plus paisible.  Pourquoi nos rêves ne se sont pas réalisés.  Alors, chercher à comprendre la source de ce qui « perturbe » la paix.

Le Mahatma Gandhi, le pasteur Martin Luther King et John Lennon ont été assassinés peut-être parce qu’ils avaient dominé leur propre violence pour ensuite tenter  d’inspirer les autres. On peut imaginer que leurs assassins n’ont pas supporté cette force à laquelle ils n’avaient pas le pouvoir d’accéder.

Pour tenter de comprendre nos difficultés à bâtir la paix, peut-être pourrions-nous interroger nos propres colères, nos propres violences.

« Katilou el Jismi maktouloun bi fi’latihi oua katilou errouhi lem yedri bihi el bachari », que l’on pourrait traduire par :

« L’assassin du corps est puni pour son acte, mais l’assassin de l’âme est ignoré des foules ».

Ce vers du grand poète arabe Abou El Ala El Maâri nous éclaire sur une forme de violence sournoise, diffuse, invisible mais qui n’en fait pas moins des ravages.

Il ne reste plus alors à ceux qui subissent ce genre de situation que la révolte absolue comme élan vital ou la fuite suicidaire .

Voici ce qu’en dit le poète iranien, Ahmed Chemlou :

Nous nous sommes assis

Nous avons pleuré

Et d’un seul cri

Nous avons bondi

Hors de nous-même. [1]

Faut-il, pour connaître et rechercher la paix, analyser la violence en soi et autour de soi et rechercher des  moyens efficaces ?  Encore une fois, la réponse par la poésie :

« Water is taught by thirst

Land – by the ocean passed

Transport – by throe -

Peace -by it’s battle told -

Love, by Memorial Mold

Birds, by the snow »

On apprend l’eau – par la soif

La terre – par les mers qu’on passe

L’exaltation – par l’angoisse -

La paix – en comptant ses batailles -

L’amour – par une image qu’on garde

Et les oiseaux – par la neige

Emily Dickinson[2]

Donc, aller vers la paix  en la cherchant d’abord en soi par l’estime de soi, se libérer en pardonnant aux autres, en jugulant ses peurs, à ce propos, le Brahmane Jiddu Krishnamurti a mené une réflexion rigoureuse dans un ouvrage majeur : « Le vol de l’aigle »[3]

De façon pragmatique, on peut prendre ses distances avec les situations toxiques crées par des personnes qui nous en veulent d’être simplement nous-même.  Prendre alors ses distances et s’entourer de ce que j’appelle « la garde rapprochée » constituée de personnes qui nous aiment comme on les aime.

Dans « L’inamoramento » [4]Francesco Alberoni avec l’éloquence de l’Italien et  la rigueur du scientifique, nous explique le processus amoureux comme un mouvement collectif : Ouvert au plus grand nombre lorsqu’il s’agit d’associations, de syndicats ou de partis politiques où l’on essaie de recruter le plus grand nombre de partenaires et le processus amoureux du couple ou mouvement collectif fermé, à deux, où la moindre ingérence externe est perçue comme  un danger qui ébranle ou peut éliminer le processus et le tuer dans l’œuf.

Il y a aussi la beauté du désintéressement, de l’amour absolu et ce sentiment aussi inexplicable que la passion : la Foi.

Rabi’a al-Adawiya est une sainte soufie qui vécut à Bagdad à l’époque médiévale (2e siècle de l’hégire) Selon la tradition, elle introduisit dans le soufisme très ascétique de l’époque la notion de l’amour absolu envers Dieu.

C’est à elle que l’on doit la fameuse parole :

« Je traverse le monde une torche dans une main et un   seau d’eau dans l’autre. Je veux verser de l’eau dans  l’enfer et mettre le feu au paradis afin que  disparaissent  ces deux tentures et que les hommes ne  prient plus Dieu dans la crainte de l’enfer ou dans  l’espoir du paradis, mais uniquement par amour pour Lui

Nadia Ghalem

N. B. certaines sources d’informations et traductions  viennent de Wikipédia


[1] [1] Ahmad  Câmlou, D’une haine débordante, Iran Poésie &autres rubriques par Chahrâchoub Amirchâhi & Alain Lance, p. 42, François Maspero, Paris, 1980

[2] Emily Dickinson Poétesse, 1830 -1886, Amherst, Massachusetts, États-Unis

[3] Jiddu Krishnamurti « Le vol de l’aigle » publié en 1978 aux éditions Delachaux Niestlé

[4] Innamoramento, Francesco Alberoni. Garanzati, 1998

Lorsqu’on observe le comportement des enfants autistes que des thérapeutes s’efforcent de stimuler, d’ amener à communiquer et à sortir de leur « forteresse vide » , on voit que certains progrès peuvent être obtenus grâce à des récompenses .


C’est en observant cela que l’on comprend que l’on pourrait peut-être en faire autant pour renforcer l’estime de soi, chez les jeunes en particulier, leur faire comprendre que tout n’arrive pas tout d’un coup, qu’ils peuvent progresser par étape et être « renforcés » à chaque réussite.

Ça marche avec ceux qui vivent avec un déficit d’attention.

Un devoir réussi peut attirer une sortie ou une attention plus particulière des parents. On fait ainsi la preuve que le progrès s’obtient davantage par la récompense que par la coercition à la manière de B. F. Skinner .

C’est vrai aussi pour les adultes, si l’on a quelque chose de difficile à faire ou une relation compliquée à gérer, on peut anticiper le moment de la récompense pour se donner du courage.

Par exemple, si l’on a réussi une étape au niveau professionnel ou une bonne négociation, ou le rétablissement de la communication avec de la famille ou des amis, on marque le coup par une récompense : bijou, fleurs, parfum, vêtement, si l’on est une femme, achat d’un billet pour un match sportif ou, si l’on en a les moyens, un voyage ou une nouvelle voiture pour les hommes.

Dans un cas comme dans l’autre, ce peut être tout simplement, une rencontre avec des membres de la famille, un ou des amis pour un échange réconfortant et chaleureux.

À ce sujet, il est intéressant de noter que les chercheurs font état de ce qu’ils appellent la horde, la tribu, la famille, qui, durant la préhistoire se composait en moyenne de 7 individus.

Que l’on aime la solitude ou les foules, en réfléchissant bien, on finit toujours par découvrir que l’on a notre « horde » bien à nous.

Il est fréquent de constater chez les dépressifs, la perte de contact avec le minimum vital de relations affectives ou intellectuelles.

Même si l’on ne risque plus d’affronter les mammouths ou autre dangers de ce genre…

Il est toujours intéressant de rester en contact avec ce que j’appelle les affinités électives, en dehors des relations professionnelles ou autres « personnes utiles ».

Nous nous parlons de nos familles, nos goûts artistiques ou culturels, nos croyances, nos valeurs.

Souvent, nos amis sont heureux de nous voir et reprendre les conversations de jadis et nous, nous trouvons récompensés d’avoir osé les accueillir dans notre vie, tout simplement.

Sans être nécessairement actifs, il peut arriver que ce soient les autres qui, après bien des recherches finissent par communiquer avec nous. C’est alors un bain de jouvence de retrouver les fous rires et les confidences de jadis.

Le bonheur, la joie de vivre, c’est aussi cela : s’offrir des détours du côté de la jeunesse, du respect mutuel et de l’affection réciproque.

Pour cela, il faut déjà être comblé par la vie parce que l’on apprécie ses bon coups et l’on sait comptabiliser ses réussites quotidiennes et ses petites joies simples.

Nadia Ghalem est née à Oran en Algérie. Elle ne connaît pas Oran car elle a toujours voyagé… pour finalement s’installer à Montréal en 1965. Elle y réside depuis, après une adaptation difficile. Elle se perçoit comme un cocktail d’origines ethniques : Berbère, Arabe, Turque, bref méditerranéennes. Comme chercheure indépendante, elle travaille sur la psychanalyse et l’écriture de même que sur les études post-coloniales.  Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages:  Un jardin dans la guerre : Algérie,  La rose des sables

Questions existentielles

Auteur : Nadia Ghalem

On entend des petites voix, ils arrivent comme une volée de moineaux, je suis toujours surprise de voir comment des enfants de dix- douze ans peuvent être sages et raisonnables.

Ils s’installent sans bruit, prêts à m’écouter leur raconter des histoires parfois très difficiles comme la naissance de l’écriture ou la fabrication d’un livre.

Leurs professeurs s’assoient au fond de la salle; nous sommes complices.

J’apprécie à quel point je suis privilégiée de faire  ce travail et de pouvoir échanger avec un tel auditoire.  Ce n’est jamais monotone.

J’ai réussi une fois à obtenir d’une petite fille solitaire et triste, un jeu de gorge.  Je l’ai provoquée, je lui ai dit que je savais, qu’on pourrait le faire ensemble.  Elle a commencé; ce souffle qui va et vient comme un chant, une respiration profonde et finit en éclat de rire.  Les jeux de gorge des femmes Inuits.Elle venait du Grand Nord était fortement handicapée. Son exploit a changé j’en suis sûre, la perception que les autres avaient d’elle.

Ces jeux de gorge appartiennent à une tradition très ancienne. Ils avaient été interdits par le clergé et pratiqués en secret pendant une centaine d’années.  Ils sont de nouveau pratiqués ouvertement…

Ici, dans cette salle, ils semblent tous en bonne santé sauf une beauté qui paraît avoir des problèmes de coordination.  Je l’écoute, même si son élocution est laborieuse et qu’il arrive que les autres s’impatientent.

Nous parlons, bien sûr, de choses sérieuses. La naissance de l’écriture, un mystère ?  Mais non, ils connaissent à cause des hiéroglyphes dans Astérix et Cléopâtre.  Nous nous nous entendons fort bien lorsque j’évoque des petits et des démunis qui sont plus malins que les grands comme Harry Potter ou… « Tom et Jerry ».  Le gros méchant chat et la maligne petite souris. Je connais ?  Ça les étonne, mais ça nous fait bien rire.

Alors les questions fusent :

-Ça existait quand tu étais petite ?

-Quand il y avait la mer au Sahara, est-ce que tu étais née ?

- Quand tu étais petite, est-ce que  tes  parents te laissaient jouer au Nintendo ?

-Dans ton temps, est-ce qu’il y avait des dinosaures dans les zoos ?

Je n’ose pas regarder les profs qui étouffent des fous rires.  Je réponds de mon mieux.

Je quitte cette rencontre avec  le cœur gonflé de joie, d’amour pour ces enfants  qui me permettent de rester en contact avec les préoccupations existentielles, essentielles  et l’innocence, tout simplement.

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