Paroles Positives

Tout ce dont vous avez besoin est déjà en vous !

Archive for avril, 2010

Devenez un aimant humain

Auteur : ALAIN SAMSON

Alain Samson est auteur et conférencier.

 

Le professeur Wiseman a découvert que les gens chanceux sourient deux fois plus souvent, établissent plus de contacts visuels et adoptent trois fois plus souvent des postures ouvertes que les personnes malchanceuses.

Avez-vous remarqué qu’il y a des personnes qui attirent les gens et d’autres qui semblent les éloigner? Avez-vous remarqué qu’il y a des gens que vous évitez et d’autres par qui vous vous sentez attiré?

Cette capacité d’agir comme un aimant humain a des répercussions considérables pour ceux qui y arrivent. Quand ils sont confrontés à un problème ou quand ils cherchent à réaliser un rêve, ils semblent trouver comme par magie des gens qui ont les bons contacts, qui possèdent l’information qui leur manque ou qui peuvent les conseiller de bon cœur.

Les autres, faute de réseau, sont condamnés à répéter les erreurs maintes fois commises par les autres. Personne ne les aide et ils n’ont pas tendance à demander l’aide de qui que ce soit.

De quel côté préféreriez-vous vous trouver?

Il y a au Royaume-Uni un chercheur qui a tenté pendant des années de comprendre la différence entre les gens chanceux et malchanceux. Il a étudié des membres des deux groupes et a abondamment écrit sur eux.

Savez-vous ce qu’il a remarqué? Que les gens chanceux agissent comme des aimants humains parce qu’ils ont développé des comportements susceptibles d’attirer les gens.

Trois comportements

 
Et quels sont ces comportements? Je vous les présente aujourd’hui. Il y en a trois. Tellement simples que vous pouvez commencer à les utiliser dès aujourd’hui.

Premièrement, le Dr Wise­man a découvert que les personnes chanceuses sourient deux fois plus souvent que les personnes malchanceu­ses. Ce faisant, elles attirent les gens qui ont besoin d’aide et se construisent ainsi un capital de réciprocité qui incite les gens à leur renvoyer l’ascenseur à la première occasion. Elles se prémunissent ainsi contre les malheurs inévitables de la vie.

Deuxièmement, le Dr Wise­man a constaté que les personnes chanceuses adoptent trois fois plus souvent des postures ouvertes que des postures fermées. Décroisez donc les bras. Ne vous repliez pas sur vous-même. Ne vous enfoncez pas dans votre chaise. Sans le dire, simplement par le geste, démontrez que vous êtes réceptif.

Finalement, le Dr Wiseman a réalisé que les personnes chanceuses établissent plus de contacts visuels que leurs contreparties moins chanceuses. Pourquoi fermer les yeux ou détourner le regard alors qu’un bon contact visuel témoigne de votre disponibilité?

 Pour plus de détails, visitez le www.alainsamson.net.

Silence ! On tourne!

Auteur : Nadia Ghalem

Le voilà, le vingt et unième siècle : celui des hommes machines.

Je les appelle « machinisés ».  Ils sont jeunes, plus ou moins trente ans, ils ont devant la bouche un minuscule micro et sur l’Oreille, l’écouteur. De temps en temps, leur regard se fige, ils s’absentent, on sent qu’ils sont en communication avec un collègue, un chef de plateau ou le réalisateur.
Nous sommes en tournage pour un film ou pour une série télévisée, c’est la même chose… Ou presque.
Les techniciens évoluent comme des insectes sur une invisible toile d’araignée, ils n’ont pas droit à l’erreur.  Tout le monde est soumis à la minute à l’action, à la seconde et comme dans les peintures en abyme, il y a, à la fois comme un centre névralgique et un reflet, les acteurs.
Ce qui est remarquable, c’est que, comme à la NASA , chacun travaille au mieux de ses compétences, chacun est meilleur que lui-même, pas de compétition, ni d’empiètement.

Le jumelage des humains avec la technologie amène une vraie révolution comme à l’époque de l’industrialisation, lorsque les machines ont pu soulager les humains de la peine d’utiliser la force musculaire, voilà que les nouvelles technologies permettent au cerveau humain d’avoir des « prolongements » visuels, auditifs et surtout opérationnels comme ces arborescences qui permettent de refléter les opérations de l’intelligence qu’elle soit féminine  masculine ou d’origines diverses, en l’amplifiant, la rendant plus performante.
C’est ce que devraient comprendre les sociétés qui briment les femmes ou les minorités, se privant ainsi d’un capital d’évolution et de production absolument extraordinaire. 
Entre le calculi, la tablette d’argile du musée de Bagdad et nos ordinateurs, micros, caméras et autres machines électro techniques, il y a peut-être des milliers d’années mais surtout l’invention de l’électricité et la mondialisation de la communication qui a fait de nous des acteurs ou des techniciens sur l’immense toile de la communication planétaire dont le scénario nous échappe encore.
Mais, silence, on tourne le film de notre avenir.  Les machines seront ce que nous en ferons.
Je rêve pour ma part de l’utilisation de la force du vent et de l’énergie solaire port sortir des régions et populations défavorisées de leur isolement par l’instauration de centres de production et création technologiques.

On peut rêver que cette mondialisation de la communication ne laissera personne dans l’isolement, malgré les murs que les humains érigent entre eux : 
  
  
 
Voici ce que chantait jadis la grande musicienne et chanteuse Algérienne, Fadéla edziriya :

« Anaya barrani eghrib la mensal a3liya, nebki elmsa ma3a ellil ou edm3a mejriya. »
(Je suis étrangère, exilée, personne ne s’intéresse à moi. Je pleure nuit et jour , les lames s’écoulent)[1]

La culture Algérienne est émaillée de chants nostalgiques de l’éloignement, la séparation à cause de la géographie, les fractures sociologiques.
Ainsi certains Chaouias disent : « Nous sommes des sans papiers dans notre propre pays », et ils lancent dans leurs montagnes ces merveilleuses notes du chant de gorge et de cette trompette à la sonorité voilée, la  ghaïta.
Il y a aussi les enfants de l’Ouest  et d’Oran qu’interpelle la chanson d’Ahmed Wahbi[2] :

Ya elli mâchi lîha ghâdi
Wassi yatt’hallou fi blâdi
Ya elli mâchi lîha ghâdi
Wassi yatt’hallou fi blâdi
 
Toi qui va là-bas, recommande qu’on  prenne soin de ma ville, toi qui va là-bas, recommande qu’on en prenne soin.
 

Le futur, comme on le voit se présente sous d’autres hospices ; grâce aux nouvelles technologies de communications nous serons moins douloureusement étrangers les uns aux autres et aux pays qui nous ont donné le jour.
Nous serons comme les neurones de cet immense cerveau qu’est la planète
Terre.
Vous est-il jamais arrivé, bien installé dans la fabuleuse beauté du village de Sidi Bou Saïd en Tunisie de rêver à un jumelage avec la Casbah , ce nid de la mémoire de l’Algérie et Sidi Bou Médienne, des Joyaux sur Méditerranée pour le rêve et la beauté et pour que nous ne soyons plus jamais des étrangers.
 
 
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[1] Fadhéla Dziria  (1917-1970) – Grande cantatrice.
Née le 25 juin 1917 à Djenan Beït El Mel du côté de Notre Dame d’Afrique, à Alger, dans une famille conservatrice, Fadhéla Dziria, de son vrai nom Fadhéla Madani, est l’une des figures les plus marquantes de la chanson traditionnelle citadine dite Hawzi.
[2] Ahmed Wahbi, de son vrai nom Ahmed Driche, est un chanteur algérien et l’un des fondateurs avec Blaoui Houari du style musical El Asri, un genre influencé par la musique arabe et les rythmes et le langage poétique oranais. Né à Marseille en 1921 décédé à Alger en 1993

Pour l’amour de l’art

Auteur : Nadia Ghalem

Lorsque l’on assiste à un spectacle, on n’imagine pas tout le travail qui a mené  à la performance. C’est  cela le but : donner au spectateur le sentiment qu’il assiste à quelque chose de spontané, improvisé. 

 C ‘est ce que fait James Thierée qui donne à voir de la poésie teintée d’humour, de la beauté en mouvement. Il est le petit fils de Charlie Chaplin; par l’allure et le geste, il ressemble à son illustre grand-père.  On peut trouver sur Internet des exemples de ses talents.

Assister à l’un de ses spectacles c’est, pour un temps, survoler la réalité et ses aléas et aller vers le monde enchanté de l’art si parfaitement maîtrisé du geste et de l’élégance.

L’impression que ce jeune artiste improvise les gestes et les expressions destinés à nous mener vers un monde plus réconfortant, plus beau. C’est de la séduction pure, de l’amour partagé avec des dizaines de personnes.  Ce qui illustre le mot de Félix Leclerc :

« Ce sont les artistes qui fixent la présence des beautés de ce monde, et ainsi élèvent et consolent l’homme. »

Lorsque l’on se sent démolis par les terribles violences d’ailleurs comme à Hassi Messaoud en Algérie.

Ces violences, ces vagues de haine contre des femmes parce que leur travail et leur indépendance provoquent de pauvres hères impuissants à les imiter, n’ont d’égal que la mentalité de ces hommes convaincus que les femmes leur sont inférieures, donc méprisables.

Lorsque l’on est démolis donc par les méchancetés du monde , il est des artistes qui donnent à la vie un parfum de grandeur et une lumineuse  beauté. 

Même aperçus un instant, une heure unique, quitte à ne plus les revoir jamais, les voilà qui ont changé notre vie comme un bon livre, une musique formidable, un bel amour partagé.

C’est ce que chantait Jacques Brel :

Quand on n’a que l’amour?

A s’offrir en partage?

Au jour du grand voyage?

Qu’est notre grand amour?

Quand on n’a que l’amour?

Mon amour toi et moi?

Pour qu’éclatent de joie?

Chaque heure et chaque jour?

Quand on n’a que l’amour?

Pour vivre nos promesses

Sans nulle autre richesse?

Que d’y croire toujours

 

Du Microbe au Cerf-volant

Auteur : Nadia Ghalem

Nous avons une réunion au sommet, des stratégies à établir, des plans à imaginer.

Les enfants malades sont comme des voyageurs qui se préoccupent davantage du parcours que des étapes ou des escales.

Entre deux piqûres, deux examens, deux traitements, on passe le temps, mais pas n’importe comment : On imagine des virus, des microbes et tout ce qu’on déteste, on écrit, on dessine et on les jette au feu. 

Pas un vrai feu, bien sûr, mais celui qu’on  imagine au milieu de la pièce. La recette me vient d’un livre où l’on décrit cette coutume japonaise pour se débarrasser de ce qui nous ennuie.

Une collègue  du Moyen-Orient, me dit mais c’est « s’ cher » (de la sorcellerie !) , aïe! Je ne savais pas.  Harry Potter n’a qu’à bien se tenir.

On apprend autre chose pour passer le temps : « La poudre de Perlimpinpin »  ou comment faire papillonner ses paupières comme au cinéma.  Ça donne lieu à des grimaces qui nous font mourir de rire. 

Si par hasard, vous voyez un enfant qui fait clignoter ses yeux en appelant un chat, un chien, en regardant un arbre ou une fleur, ne vous inquiétez pas, il fait de la magie, il jette de la poudre de Perimpinpîn.

Mais surtout, on passe en revue nos « troupes » , un petit aux cheveux aussi bruns que ses yeux dit :

-Mon père dit que j’ai des petits soldats dans mon corps pour me défendre, il dit que c’est les globules blancs.

Silence.

Je réponds :

Tu diras à ton papa que tu es un grand chef de globules blancs.

 Une petite au visage de poupée (elle a seulement quatre ans) me regarde et me dit en riant sans arrêt :

Tu me fais trop rire quand tu mets tes lunettes de grand-mère.

Je réponds :

Attends, moi aussi, je vais bien rire quand tu seras une grand-mère et que tu mettras des lunettes.

Elle ne se laisse pas démonter :

Mais enlève-les pour que je te vois comme il faut !

Bien sûr, des lunettes, c’est comme un masque…

Je quitte mes petits « sorciers » en me promettant, la prochaine fois de leur parler  des femmes et des hommes qui, dans les laboratoires mènent le combat pour la santé et dont on n’entend pas trop parler à la TV et aussi des cerf-volant, puis, je me souviens de quelques Haïku dont celui-ci :

                   « Retombé au sol

                                      le cerf-volant

          a égaré son âme »

C’est de Kubota Kuhonta (1881-1926)[1]


[1] Haïku,. Anthologie du poème court japonais, 240 p., Poésie Gallimard, nrf, 2002,

Nadia Ghalem est née à Oran en Algérie. Elle ne connaît pas Oran car elle a toujours voyagé… pour finalement s’installer à Montréal en 1965. Elle y réside depuis, après une adaptation difficile. Elle se perçoit comme un cocktail d’origines ethniques : Berbère, Arabe, Turque, bref méditerranéennes. Comme chercheure indépendante, elle travaille sur la psychanalyse et l’écriture de même que sur les études post-coloniales.  Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages:  Un jardin dans la guerre : Algérie,  La rose des sables
•Bibliographie
Introduction aux littératures francophones, en collaboration, Le Maghreb (Éditions Les Presses de l’Université de Montréal, 2004)
La Villa Désir (Éditions Guérin, 1987)
La nuit bleue (Éditions VLB, 1991)
L’Oiseau de fer, (Naaman, 1981)
Le Huron et le Huard, (Éditions du Trécarré, 1995)
La rose des sables (Éditions HMH, 1993)
Manon, la Nouvelle France (La marche des femmes, 2000)
Le message enregistré (Radio Canada, 1982)
Les chevaux sauvages (Éditions NG, 2002)
Exil (lion d’or en 1980)
Le Maghreb littéraire (Éditions La source, Toronto)

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