Êtes-vous humble de nature? Si oui, bravo!
L’humilité est une qualité qui nous évite de nous prendre pour un autre et de nous lancer dans des projets où nous ne serons pas à la hauteur. Remarquez cependant qu’il y a humilité et humilité.
Beaucoup de gens se sont vu inculquer l’idée, en grandissant, qu’il fallait se sous-estimer pour être humble. En conséquence, ils se contentent aujourd’hui de vivre en deçà de leur potentiel. Ils se refusent d’aspirer à la vie qu’ils mériteraient tout à fait.
Si vous vous reconnaissez, voici une bonne nouvelle : l’humilité doit être accompagnée d’une saine objectivité. Être humble, c’est apprendre à se voir tel qu’on est, sans se sous-estimer. C’est découvrir tous les talents qui se cachent en nous et c’est, dans la foulée de ces découvertes, apprendre à s’apprécier et à s’aimer. C’est devenir son plus grand fan. Quand on y arrive, notre perception du monde bascule. Au lieu de voir des problèmes, on voit des défis. Au lieu de refuser de se lancer dans un projet parce qu’il nous semble trop gros, on le prend bouchée par bouchée. Au lieu d’éviter les honneurs, on perçoit ceux-ci comme un juste retour des choses.
Exercice pratique
Prenez quelques instants aujourd’hui et, sur une feuille, dessinez un tableau ayant trois colonnes. Intitulez la première colonne «Mes accomplissements». Dans celle-ci, inscrivez tous les accomplissements dont vous êtes fier. Ne vous gênez pas; vous n’aurez pas à montrer cette liste à qui que ce soit. Inscrivez au moins 25 entrées.
Intitulez la deuxième colonne «Talents, qualités et compétences», puis, pour chacun de vos accomplissements, inscrivez ce qui vous a permis de l’atteindre. Découvrez les mille possibilités qui se cachent en vous. Bombez le torse. Soyez fier. Il ne vous reste plus qu’à intituler la troisième colonne «Projets futurs» et à vous demander tout ce qu’il vous reste à réaliser, compte tenu de tous ces talents, qualités et compétences qui vous habitent. Prenez votre temps. Ne vous contentez pas de cette vie où vous ne recourriez qu’à une partie de votre potentiel.
Et si, chemin faisant, vous doutez de certaines compétences, faites-les évaluer ou allez chercher la formation qui vous permettra de vous sentir à l’aise quand vous les utilisez. Je ne vous demande pas de vous enfler la tête et de vous prendre pour une autre personne. Je souhaite simplement que vous réalisiez à quel point vous êtes grand. Ensuite, vous pourrez laisser dans ce monde une empreinte à votre mesure.
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onKeyDown="countChars(document.post.aiosp_description,document.post.length1)" onKeyUp="countChars(document.post.aiosp_description,document.post.length1)"> Les gens qui travaillent avec des enfants ou les côtoient de près savent bien que ce petit peuple a ses propres critères, sa façon d’appréhender la réalité. Bien souvent, nous avons oublié cette période de notre vie, à tort, nous aurions plus facilement tendresse et compassion pour nous-mêmes et pour nos moments de vulnérabilité. -J’aime pas les garçons, ils savent pas jouer, ils nous bousculent, ils nous font mal et ils veulent toujours courir. À côté d’elle, un petit à lunette baisse la tête, penaud, il semble chercher une réponse, elle vient d’un plus grand, plus sûr de lui : Tout le monde se met à rire, ça détend l’atmosphère. L’éducateur dit :
Alain Samson est auteur et conférencier.
Avez-vous remarqué qu’il y a des personnes qui attirent les gens et d’autres qui semblent les éloigner? Avez-vous remarqué qu’il y a des gens que vous évitez et d’autres par qui vous vous sentez attiré? Cette capacité d’agir comme un aimant humain a des répercussions considérables pour ceux qui y arrivent. Quand ils sont confrontés à un problème ou quand ils cherchent à réaliser un rêve, ils semblent trouver comme par magie des gens qui ont les bons contacts, qui possèdent l’information qui leur manque ou qui peuvent les conseiller de bon cœur. Les autres, faute de réseau, sont condamnés à répéter les erreurs maintes fois commises par les autres. Personne ne les aide et ils n’ont pas tendance à demander l’aide de qui que ce soit. De quel côté préféreriez-vous vous trouver? Il y a au Royaume-Uni un chercheur qui a tenté pendant des années de comprendre la différence entre les gens chanceux et malchanceux. Il a étudié des membres des deux groupes et a abondamment écrit sur eux. Savez-vous ce qu’il a remarqué? Que les gens chanceux agissent comme des aimants humains parce qu’ils ont développé des comportements susceptibles d’attirer les gens. Trois comportements Premièrement, le Dr Wiseman a découvert que les personnes chanceuses sourient deux fois plus souvent que les personnes malchanceuses. Ce faisant, elles attirent les gens qui ont besoin d’aide et se construisent ainsi un capital de réciprocité qui incite les gens à leur renvoyer l’ascenseur à la première occasion. Elles se prémunissent ainsi contre les malheurs inévitables de la vie. Deuxièmement, le Dr Wiseman a constaté que les personnes chanceuses adoptent trois fois plus souvent des postures ouvertes que des postures fermées. Décroisez donc les bras. Ne vous repliez pas sur vous-même. Ne vous enfoncez pas dans votre chaise. Sans le dire, simplement par le geste, démontrez que vous êtes réceptif. Finalement, le Dr Wiseman a réalisé que les personnes chanceuses établissent plus de contacts visuels que leurs contreparties moins chanceuses. Pourquoi fermer les yeux ou détourner le regard alors qu’un bon contact visuel témoigne de votre disponibilité? Pour plus de détails, visitez le www.alainsamson.net. Le voilà, le vingt et unième siècle : celui des hommes machines. Je les appelle « machinisés ». Ils sont jeunes, plus ou moins trente ans, ils ont devant la bouche un minuscule micro et sur l’Oreille, l’écouteur. De temps en temps, leur regard se fige, ils s’absentent, on sent qu’ils sont en communication avec un collègue, un chef de plateau ou le réalisateur. Le jumelage des humains avec la technologie amène une vraie révolution comme à l’époque de l’industrialisation, lorsque les machines ont pu soulager les humains de la peine d’utiliser la force musculaire, voilà que les nouvelles technologies permettent au cerveau humain d’avoir des « prolongements » visuels, auditifs et surtout opérationnels comme ces arborescences qui permettent de refléter les opérations de l’intelligence qu’elle soit féminine masculine ou d’origines diverses, en l’amplifiant, la rendant plus performante. On peut rêver que cette mondialisation de la communication ne laissera personne dans l’isolement, malgré les murs que les humains érigent entre eux :
La culture Algérienne est émaillée de chants nostalgiques de l’éloignement, la séparation à cause de la géographie, les fractures sociologiques.
Le futur, comme on le voit se présente sous d’autres hospices ; grâce aux nouvelles technologies de communications nous serons moins douloureusement étrangers les uns aux autres et aux pays qui nous ont donné le jour. Lorsque l’on assiste à un spectacle, on n’imagine pas tout le travail qui a mené à la performance. C’est cela le but : donner au spectateur le sentiment qu’il assiste à quelque chose de spontané, improvisé. C ‘est ce que fait James Thierée qui donne à voir de la poésie teintée d’humour, de la beauté en mouvement. Il est le petit fils de Charlie Chaplin; par l’allure et le geste, il ressemble à son illustre grand-père. On peut trouver sur Internet des exemples de ses talents. Assister à l’un de ses spectacles c’est, pour un temps, survoler la réalité et ses aléas et aller vers le monde enchanté de l’art si parfaitement maîtrisé du geste et de l’élégance. L’impression que ce jeune artiste improvise les gestes et les expressions destinés à nous mener vers un monde plus réconfortant, plus beau. C’est de la séduction pure, de l’amour partagé avec des dizaines de personnes. Ce qui illustre le mot de Félix Leclerc :
Lorsque l’on se sent démolis par les terribles violences d’ailleurs comme à Hassi Messaoud en Algérie. Ces violences, ces vagues de haine contre des femmes parce que leur travail et leur indépendance provoquent de pauvres hères impuissants à les imiter, n’ont d’égal que la mentalité de ces hommes convaincus que les femmes leur sont inférieures, donc méprisables. Lorsque l’on est démolis donc par les méchancetés du monde , il est des artistes qui donnent à la vie un parfum de grandeur et une lumineuse beauté. Même aperçus un instant, une heure unique, quitte à ne plus les revoir jamais, les voilà qui ont changé notre vie comme un bon livre, une musique formidable, un bel amour partagé. C’est ce que chantait Jacques Brel :
Nous avons une réunion au sommet, des stratégies à établir, des plans à imaginer. Les enfants malades sont comme des voyageurs qui se préoccupent davantage du parcours que des étapes ou des escales. Entre deux piqûres, deux examens, deux traitements, on passe le temps, mais pas n’importe comment : On imagine des virus, des microbes et tout ce qu’on déteste, on écrit, on dessine et on les jette au feu. Pas un vrai feu, bien sûr, mais celui qu’on imagine au milieu de la pièce. La recette me vient d’un livre où l’on décrit cette coutume japonaise pour se débarrasser de ce qui nous ennuie. Une collègue du Moyen-Orient, me dit mais c’est « s’ cher » (de la sorcellerie !) , aïe! Je ne savais pas. Harry Potter n’a qu’à bien se tenir. On apprend autre chose pour passer le temps : « La poudre de Perlimpinpin » ou comment faire papillonner ses paupières comme au cinéma. Ça donne lieu à des grimaces qui nous font mourir de rire. Si par hasard, vous voyez un enfant qui fait clignoter ses yeux en appelant un chat, un chien, en regardant un arbre ou une fleur, ne vous inquiétez pas, il fait de la magie, il jette de la poudre de Perimpinpîn. Mais surtout, on passe en revue nos « troupes » , un petit aux cheveux aussi bruns que ses yeux dit : -Mon père dit que j’ai des petits soldats dans mon corps pour me défendre, il dit que c’est les globules blancs. Silence. Je réponds : Tu diras à ton papa que tu es un grand chef de globules blancs. Une petite au visage de poupée (elle a seulement quatre ans) me regarde et me dit en riant sans arrêt : Tu me fais trop rire quand tu mets tes lunettes de grand-mère. Je réponds : Attends, moi aussi, je vais bien rire quand tu seras une grand-mère et que tu mettras des lunettes. Elle ne se laisse pas démonter : Mais enlève-les pour que je te vois comme il faut ! Bien sûr, des lunettes, c’est comme un masque… Je quitte mes petits « sorciers » en me promettant, la prochaine fois de leur parler des femmes et des hommes qui, dans les laboratoires mènent le combat pour la santé et dont on n’entend pas trop parler à la TV et aussi des cerf-volant, puis, je me souviens de quelques Haïku dont celui-ci : « Retombé au sol le cerf-volant a égaré son âme » C’est de Kubota Kuhonta (1881-1926)[1] [1] Haïku,. Anthologie du poème court japonais, 240 p., Poésie Gallimard, nrf, 2002, Nadia Ghalem est née à Oran en Algérie. Elle ne connaît pas Oran car elle a toujours voyagé… pour finalement s’installer à Montréal en 1965. Elle y réside depuis, après une adaptation difficile. Elle se perçoit comme un cocktail d’origines ethniques : Berbère, Arabe, Turque, bref méditerranéennes. Comme chercheure indépendante, elle travaille sur la psychanalyse et l’écriture de même que sur les études post-coloniales. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages: Un jardin dans la guerre : Algérie, La rose des sables
J’ai eu la chance, récemment, d’assister à une conférence de Bill Marchesin, l’auteur de L’extraordinaire puissance de l’attitude. Dans un premier temps, il nous a parlé de l’impact qu’a notre attitude sur les gens que nous croisons chaque jour. Sans reprendre son exemple, laissez-moi vous expliquer son propos. Vous entrez au travail un matin en bougonnant parce que votre autobus était en retard. Quand l’agent de sécurité vous salue avec un superbe sourire, vous lui répondez bêtement qu’il n’y a aucune raison de pavoiser et que vous sourirez quand les transports en commun de Montréal auront de l’allure. Sur le coup, vous venez de polluer son humeur et son sourire s’effondre. Arrive la responsable du télémarketing qui, habituée à un sourire à l’entrée, voit soudainement son humeur s’obscurcir en le croisant. Cette baisse d’humeur, elle va la transmettre à ses employés qui vont probablement causer de l’insatisfaction à leurs clients pendant tout l’avant-midi, à moins que ne se présente une personne capable de remonter l’humeur de tous ces gens. Faire des vagues Quand vous êtes bête, ce n’est pas uniquement les personnes que vous croisez qui encaissent, mais toutes les autres personnes qu’elles croisent par la suite. Vous rendez-vous compte de l’impact que vous avez? Imaginez que, comme une pierre jetée à l’eau, vous provoquez cinq vagues à la surface de l’eau. Combien de personnes seront influencées par votre mauvaise humeur ce matin? 1, 4, 10, 100? C’est fou, n’est-ce pas? Renversons maintenant la situation et imaginons que vous vous présentiez au travail avec un sourire et que vous vous adressiez à cet agent de sécurité avec une bonne nouvelle ou un compliment bien senti. Quel impact aurez-vous sur tous ces gens qui, le jour, habitent le même immeuble que vous? Imaginez maintenant qu’au lieu de limiter votre contact positif à l’agent de sécurité, vous décidiez d’en faire profiter tous ceux que vous rencontrerez aujourd’hui. Quel impact aurez-vous alors? C’est fou : vous risquez d’aider votre organisation à battre des records de vente… Alors, qu’allez-vous être aujourd’hui? Un catalyseur de succès ou un catalyseur d’échec? Vous avez ce pouvoir! N’est-ce pas fantastique. Décidez si vous torpillerez votre employeur ou si vous améliorerez le monde autour de vous. Vous avez ce pouvoir. Pour plus de détails, visitez le www.alainsamson.net.
Cette paix toujours rebâtie qui fait partie des valeurs léguées par les parents et par un peuple qui a su pendant des siècles résister aux vicissitudes du quotidien et qui a parfois pu surmonter ses peines pour se remettre au travail. Les animaux sont désorientés par la présence envahissante des humains. Matane, enfin, les gens sont aimables, pas compliqués. La ville est tranquille, et la mer est là avec ses vaguelettes, le ciel qui libère le regard, les fous de bassan qui volent élégamment et plongent soudainement dans l’eau, comme des cailloux et ce gros rocher bien rond anormalement rond, je ne l’avais pas remarqué auparavant. La fatigue peut-être. J’en parle avec la réceptionniste de l’hôtel, elle me regarde comme les campagnards qui s’étonnent de l’ignorance de citadins : C’est une baleine! C’est rare qu’elles viennent si près du rivage. Je réponds prétentieusement : Elle est venue pour moi. Je vais lui inventer une histoire. Elle m’a réconciliée avec moi-même, les braves humains qui m’entourent, les signes d’amitié, parfois à peine perceptibles, le paysage, tout. Je reviens de loin. Mon roman sera beau.
Mouloud Belabdi – « J’ai failli égarer Dieu!» Le titre de prime abord, attire l’attention. Celle ou celui qui découvre votre livre en librairie, ne manquera certainement pas de le prendre en mains et de le feuilleter. L’affirmation s’adresse à qui? Aziz Farès – C’est une affirmation certes, mais qui doit être comprise comme une interrogation. S’agit-il de Dieu au sens religieux et, dans ce cas, de quelle religion? Le titre, accrocheur, résume une pensée que je souhaite ouverte et large. Ou bien est-ce MOI qui m’égare? Où suis-je par rapport à MOI? C’est une quête philosophique et mystique qui replace l’individu au centre de sa réflexion. M.B. – Même si nous pouvions perdre Dieu, Lui ne nous perd pas. Nous sommes dans sa Présence intégrale. Alors qu’est-ce que nous perdons en fin de compte? Qu’est-ce que nous pourrions éventuellement perdre? Nous perdre nous-même? Perdre nos illusions dans une vie, comme dirait Shakespeare, faite de bruit et de fureur et qui ne veut rien dire? A.F. – Je ne suis pas un exégète pour définir Dieu, par définition indéfinissable. Il n’est pas question de perdre Dieu auquel nous sommes plus proches que nous le croyons pour paraphraser Cheikh el Alawi que je cite dans mon ouvrage. Nous sommes dans la recherche de la foi, en Soi. M.B. – Dans votre livre, vous vous réclamez de plusieurs traditions spirituelles et littéraires. Comme le souligne Mustapha Benfodil, dans sa préface, « on ne peut qu’être pris d’un vertige devant ce flot impressionnant de réflexions qui résonnent telles des pépites de sagesse cueillies dans un fouillis de questionnements plus pertinents les uns que les autres. Bribes de vérités glanées dans la grande tradition mystico-philosophique.» Pour ceux qui ne sont pas au fait des grandes interrogations existentielles et des réponses apportées par ces mêmes traditions dont le soufisme considéré comme l’essence de l’Islam, que diriez-vous, sachant que toutes ces traditions se rejoignent dans leur finalité? A.F. – Le soufisme, comme la kabbale, est une école de pensée. La finalité ne consiste pas seulement à trouver une réponse, mais à relancer un questionnement. Les portes sont devant nous, ouvertes ou fermées; tout dépend de notre capacité à accepter de les franchir. M.B. – Écrivez-vous par inspiration ou faites-vous un plan de travail? A.F. – L’inspiration est le moteur de ma réflexion. Tout inspire, tout m’inspire. Les gens, la lecture, l’appel à la prière, la méditation… Les idées sont là, à proximité et je tente de les saisir, de les comprendre. Ensuite, l’organisation pratique se met en place. M.B. – Écrivez-vous en soirée? En matinée? Pendant la journée? Qu’est-ce qui vous inspire le plus? A.F. – J’écris le matin, très tôt, au réveil. Et plus qu’un « réveil », il s’agit d’un « éveil ». M.B. – D’autres projets d’écriture en vue? A.F. – Je viens de finir un nouveau manuscrit consacré à des expériences vécues. Je le relis afin de me convaincre du bien fondé des mots et des idées que j’expose. Je travaille également sur un nouveau recueil consacré à des souvenirs personnels. M.B. – Vos livres sont publiés aux éditions Mille-feuilles. Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre relation avec l’éditeur? A.F.- Sid Ali Sekheri est un libraire très compétent qui s’est lancé récemment dans « l’aventure de l’édition ». il a eu le courage d’éditer mes deux ouvrages « La Tangente Impossible » et « J’ai failli égarer Dieu ». Je dis courage, car il n’est pas évident de se risquer, de nos jours, à porter à bout de bras une réflexion philosophique, mystique, à la limite de l’ésotérisme.
À quoi rêvent les petites filles ? À devenir princesse, à piloter une fusée ou voler au secours des populations démunies (?) À quoi rêvent les petits garçons ? À devenir chef pour combattre les méchants et les bandits, à devenir docteur ou à piloter une fusée. Devenus adultes pour affronter ou fuir la réalité, nous nous promenons avec ces bouquets de ballons légers et colorés mais invisibles. Voici ce qu’en dit Henri Laborit [1] dans le film « Mon oncle d’Amérique » d’Alain Resnais… :
Du côté de la littérature, un vieux conte chinois, rapporté entre autres, par Marguerite Yourcenar[2] , illustre ce propos, le voici, en résumé :
C’est ce que font parfois des gens en se réfugiant dans l’imaginaire, la créativité pour fuir un quotidien ennuyeux, difficile ou l’agression des autres (les jeunes Algériens parlent de « hogra » : un ensemble d’arrogance, de mépris, d’agressivité en silence pratiqué et imposé qui dépersonnalise et réprime toute possibilité de réponse). Voici ce qu’en dit le grand poète arabe Abou El Ala El Maari [3] :
Alors, quelques bouquets de rêves ? Pourquoi pas.
[1] Henri Labori (1914-1995) est un éminent médecin et chercheur français né à Hanoi (Indochine). Il est à l’origine de plusieurs inventions médicales dont le « largactil » dont on se sert encore aujourd’hui pour soulager les symptômes de la schizophrénie. [2] Marguerite Yourcenar, Nouvelles orientales, L’imaginaire Gallimard, 1963
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