Chaque matin réaliser ma chance d’être encore vivante et en bonne santé. Recevoir la vie comme un cadeau.
Je me dis que le bonheur se bâtit peu à peu, pas à pas, comme on apprend à marcher. C’est déjà une base puis, si l’on a l’Amour qu’il soit terrestre ou divin, la Foi, l’Art, la créativité, on est comblé et si l’on n’a qu’un seul de ces éléments, on a déjà de la chance.
Chance aussi lorsqu’on a le privilège de trouver le temps, l’aide et l’énergie pour transmuer la violence en vitalité, cet or qui donne l’espoir et permet le rêve du futur.
Notre pierre philosophale serait bien modestement la patience, la réflexion, la volonté de faire le bien en soi et autour de soi.
Même les plus noires de nos colères peuvent être un tremplin, nous servir de palier pour aller plus loin.
Comment ?
En évitant de se laisser submerger par les émotions sans les nier, mais en réalisant que les injustices, les blessures psychologiques, qui nous ont été infligées émanent d’êtres qui ne se sentent pas bien dans leur vie.
Le chercheur français Henri Laborit disait : « Il n’y a pas de méchants, il n’y a que des souffrants ».
Au lieu de riposter ou se laisser écraser, les épreuves pourraient simplement nous amener à réaliser combien nous avons de ressources en nous-mêmes pour prendre acte de notre capacité d’aimer et d’éprouver de la compassion.
« Rien de ce qui est humain ne m’est étranger » aurait dit Brutus l’esclave Romain d’origine Numide devenu grand dramaturge.
Même nos difficultés contribuent à notre croissance, il suffit, au lieu de se lamenter ou de s’y attarder de voir quelles leçons nous pouvons en tirer.
« On ne veut être ni héros ni victimes, juste vivre une vie Normale » a écrit Mahmoud Darwich, le poète palestinien
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Une vie normale que nous accueillons en notre âme et conscience avec ses bons et ses moins bons moments. Si nous ne pouvons choisir notre vie, nous pouvons au moins choisir la façon dont nous accueillons les événements qui la jalonnent.














































