Paroles Positives

Tout ce dont vous avez besoin est déjà en vous !

Pareils ou pas pareils ?

Auteur : Nadia Ghalem

Les gens qui travaillent avec des enfants ou les côtoient de près savent bien que ce petit peuple a ses propres critères, sa façon d’appréhender la réalité.  Bien souvent, nous avons oublié cette période de notre vie, à tort, nous aurions plus facilement tendresse et compassion pour nous-mêmes et pour nos moments de vulnérabilité.

 
Je ne sais comment la conversation d’aujourd’hui a dévié vers les différences entre garçons et filles. 
 

-J’aime pas les garçons, ils savent pas jouer, ils nous bousculent, ils nous font mal et ils veulent toujours courir. 
  

À côté d’elle, un petit à lunette baisse la tête, penaud, il semble chercher une réponse, elle vient d’un plus grand, plus sûr de lui : 
-C’est vous les filles qui ne savez pas jouer, vous voulez toujours parler entre filles et dès qu’on vous touche, vous partez à pleurer Oueh, on dirait que vous êtes en chocolat. 
 

Tout le monde se met à rire, ça détend l’atmosphère. L’éducateur dit : 
-C’est vrai, les filles et les garçons ne sont pas toujours pareils.

 
Je me souviens, au Parc, lorsque passe un camion de pompiers, tous les petits bonshommes arrêtent de jouer dans le carré de sable et se mettent à hurler et sauter en agitant les bras. Les filles, elles, continuent à bâtir leurs châteaux. On dit qu’elles ont très vite le sens de la compassion, qu’elles aiment aider. Les garçons sont plus compétitifs, ils aiment prouver leurs capacités, mais tout cela est bien schématique, Comme tout dans la nature humain, il y a bien des nuances…
Dans notre petit groupe, les filles parlent de leur famille, de ceux qu’elles aiment, les garçons semblent prévoir qu’ils auront bien des responsabilités plus tard comme connaître par cœur les marques d’autos, les noms des équipes sportives et deviner comment pensent les filles.
Les filles aussi envisagent qu’elles devront deviner comment pensent les garçons.
Les discussions vont bon train :
-Moi, dit un garçon, j’ai une blonde, elle est grande; elle a perdu beaucoup de dents, elle est jolie!

 
Sûr qu’à cet âge-là,  7 ou 8 ans, il y a des critères de beauté qui séduisent plus que d’autres…
Je me rapproche de ceux qui se tiennent à l’écart, par choix ou rejetés par le groupe.  Notre rôle consiste à faire participer tout le monde mais, ils parlent à voix basse :
-Moi, quand je serai grande, je ferai des bébés dans mon ventre !

 
-Et moi, dit le petit à lunettes en bégayant d’émotion, je ferai des super super matozoïdes.

 
L’éducateur et moi nous échangons un regard, nous voilà rassurés sur nos petits qui, malgré leur situation difficile semblent avoir des perspectives d’avenir…
Et bien sûr, l’on ne peut s’empêcher de penser à la merveilleuse chanson de Jaques Brel, un enfant :

Un enfant,
Ça écoute le merle
Qui dépose ses perles
Sur la portée du vent
Un enfant,
C’est le dernier poète
D’un monde qui s’entête
A vouloir devenir grand
Et ça demande si les nuages ont des ailes
Et ça s’inquiète d’une neige tombée
Et ça s’endort, de l’or sous les paupières
Et ça se doute qu’il n’y a plus de fées

Du Microbe au Cerf-volant

Auteur : Nadia Ghalem

Nous avons une réunion au sommet, des stratégies à établir, des plans à imaginer.

Les enfants malades sont comme des voyageurs qui se préoccupent davantage du parcours que des étapes ou des escales.

Entre deux piqûres, deux examens, deux traitements, on passe le temps, mais pas n’importe comment : On imagine des virus, des microbes et tout ce qu’on déteste, on écrit, on dessine et on les jette au feu. 

Pas un vrai feu, bien sûr, mais celui qu’on  imagine au milieu de la pièce. La recette me vient d’un livre où l’on décrit cette coutume japonaise pour se débarrasser de ce qui nous ennuie.

Une collègue  du Moyen-Orient, me dit mais c’est « s’ cher » (de la sorcellerie !) , aïe! Je ne savais pas.  Harry Potter n’a qu’à bien se tenir.

On apprend autre chose pour passer le temps : « La poudre de Perlimpinpin »  ou comment faire papillonner ses paupières comme au cinéma.  Ça donne lieu à des grimaces qui nous font mourir de rire. 

Si par hasard, vous voyez un enfant qui fait clignoter ses yeux en appelant un chat, un chien, en regardant un arbre ou une fleur, ne vous inquiétez pas, il fait de la magie, il jette de la poudre de Perimpinpîn.

Mais surtout, on passe en revue nos « troupes » , un petit aux cheveux aussi bruns que ses yeux dit :

-Mon père dit que j’ai des petits soldats dans mon corps pour me défendre, il dit que c’est les globules blancs.

Silence.

Je réponds :

Tu diras à ton papa que tu es un grand chef de globules blancs.

 Une petite au visage de poupée (elle a seulement quatre ans) me regarde et me dit en riant sans arrêt :

Tu me fais trop rire quand tu mets tes lunettes de grand-mère.

Je réponds :

Attends, moi aussi, je vais bien rire quand tu seras une grand-mère et que tu mettras des lunettes.

Elle ne se laisse pas démonter :

Mais enlève-les pour que je te vois comme il faut !

Bien sûr, des lunettes, c’est comme un masque…

Je quitte mes petits « sorciers » en me promettant, la prochaine fois de leur parler  des femmes et des hommes qui, dans les laboratoires mènent le combat pour la santé et dont on n’entend pas trop parler à la TV et aussi des cerf-volant, puis, je me souviens de quelques Haïku dont celui-ci :

                   « Retombé au sol

                                      le cerf-volant

          a égaré son âme »

C’est de Kubota Kuhonta (1881-1926)[1]


[1] Haïku,. Anthologie du poème court japonais, 240 p., Poésie Gallimard, nrf, 2002,

Nadia Ghalem est née à Oran en Algérie. Elle ne connaît pas Oran car elle a toujours voyagé… pour finalement s’installer à Montréal en 1965. Elle y réside depuis, après une adaptation difficile. Elle se perçoit comme un cocktail d’origines ethniques : Berbère, Arabe, Turque, bref méditerranéennes. Comme chercheure indépendante, elle travaille sur la psychanalyse et l’écriture de même que sur les études post-coloniales.  Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages:  Un jardin dans la guerre : Algérie,  La rose des sables
•Bibliographie
Introduction aux littératures francophones, en collaboration, Le Maghreb (Éditions Les Presses de l’Université de Montréal, 2004)
La Villa Désir (Éditions Guérin, 1987)
La nuit bleue (Éditions VLB, 1991)
L’Oiseau de fer, (Naaman, 1981)
Le Huron et le Huard, (Éditions du Trécarré, 1995)
La rose des sables (Éditions HMH, 1993)
Manon, la Nouvelle France (La marche des femmes, 2000)
Le message enregistré (Radio Canada, 1982)
Les chevaux sauvages (Éditions NG, 2002)
Exil (lion d’or en 1980)
Le Maghreb littéraire (Éditions La source, Toronto)

On dit souvent que ce que votre enfant fait à 13 ans décide beaucoup ce qu’il fera à 30 ans. S’il apprend à tenir la tête haut peu importe la situation, il récoltera du bonheur, du succès et de la prospérité lorsqu’il deviendra adulte. C’est le devoir de chaque parent de créer une atmosphère où un enfant peut apprendre à être plein d’assurance, responsable et courageux. Croyez dans la capacité de votre enfant, encouragez-le à prendre l’initiative et vous serez étonnés pour voir ce qu’il peut faire!

Soyez plein d’assurance en tant que parent

Les enfants apprennent en imitant les adultes, et comme les parents sont ceux qui passent le plus de temps avec l’enfant, ce dernier a beaucoup tendance à agir comme ses parents. Un comportement qui démontre plein d’assurance de la part des parents établit l’assurance comme une compétence que l’enfant voudra inconsciemment posséder. L’enfant est un grand observateur. Donc, s’il vous observe en train de procrastiner, ne complétant pas vos tâches à l’heure, ou faisant preuve d’un tempérament incontrôlé, il ne pourra jamais connaître la bonne façon de gérer les situations. Tout au long de sa vie, il aura sûrement besoin de lutter contre ses démons comme la procrastination et l’indiscipline.

Accordez du temps à votre enfant

Passer du temps avec votre enfant est très important. Cela peut être très tentant mettre votre bébé à la garderie et de reprendre vos activités quotidiennes. Vous pouvez avoir une bonne excuse, après tout : vous travaillez afin de gagner d’argent pour votre enfant. Cependant, ce que votre enfant à vraiment besoin c’est vous et votre temps. Ses trésors sont les jeux que vous jouez avec lui, les longues promenades que vous faites ensembles, l’aide que vous lui apporter dans ses études, et lorsque vous lui dites combien il compte pour vous. Cela imprègne un sentiment de sécurité dans l’enfant, ce qui le rend automatiquement confiant.

Soyez une famille charmante

La meilleure chose qu’un homme peut faire pour son enfant est aimer sa mère. Oui. Les enfants sont ceux qui souffrent les plus de tous les problèmes entre vous et votre conjoint. Ces petites âmes sont trop sensibles et vos querelles les déchirent le coeur profondément et y laissent des cicatrices durables. Un bébé est le cadeau le plus étonnant de la nature ; à vous de prendre soin de ce cadeau. L’amour est la chose la plus essentielle. Dans une maison où il y a de l’amour, le bonheur et la prospérité ne peuvent être loin derrière.

Ayez confiance en votre enfant

En tant que parents, vous pouvez avoir des inquiétudes au sujet de la sécurité de votre enfant, mais ne surprotégez pas votre enfant. Vous ne pourrez pas être avec lui partout où il ira, et il doit apprendre à se débrouiller dans ce monde cruel. La confiance est le meilleur encouragement. Avoir confiance peut être un plus grand compliment qu’aimer.

Ayez confiance en votre enfant et donnez-lui de petites tâches à compléter. Rien ne peut être plus flatteur pour un enfant qu’être donné la responsabilité pour manier une tâche. Il se sent honoré, ce qui augmente sa confiance en soi. Guidez-le pour compléter la tâche avec succès et bientôt il aura sa façon unique de faire des choses. La nature lui a donné les ailes de l’imagination. Ne les taillez pas. Encouragez-le et laissez-le voler.

Thomas Bekkar

A propos de l’auteur :
Pour augmenter la confiance en soi, Thomas Bekkar vous recommande de lire « Comment Maitriser la Timidité et le Trac » par le Docteur René Fauvel et « La Maîtrise de Soi-Même » par Émile Coué.
Les deux livres sont disponibles en téléchargement gratuit.
Cliquez ici pour y accéder http://thomasbekkar.com/recommends/livresgratuits.

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